Sujet du politique, politiquement sujet

Nous sommes ici invitésà déclinerla notion de «sujet» en tenant pouracquises lescritiques du sujet qui se sont exprimées dans la philosophie contemporaine. Cela fait déjà longtemps, en effet, que notre époque afait lacritique desapriorismestranscendantaux qui faisaient du sujet une contrepartie a pr...

Descripción completa

Detalles Bibliográficos
Autor: Naishtat, Francisco
Tipo de recurso: artículo
Estado:Versión publicada
Fecha de publicación:2010
País:Argentina
Institución:Consejo Nacional de Investigaciones Científicas y Técnicas
Repositorio:CONICET Digital (CONICET)
Idioma:francés
OAI Identifier:oai:ri.conicet.gov.ar:11336/186964
Acceso en línea:http://hdl.handle.net/11336/186964
Access Level:acceso abierto
Palabra clave:SUJET
POLITIQUE
STRUCTURE
HISTOIRE
https://purl.org/becyt/ford/6.3
https://purl.org/becyt/ford/6
Descripción
Sumario:Nous sommes ici invitésà déclinerla notion de «sujet» en tenant pouracquises lescritiques du sujet qui se sont exprimées dans la philosophie contemporaine. Cela fait déjà longtemps, en effet, que notre époque afait lacritique desapriorismestranscendantaux qui faisaient du sujet une contrepartie a priori de l’objet, et de l’expérience un domaine d’objectivité, perçu comme un face-à-face sujetobjet,au lieu d’un vécu entremêlantconstitutivementsujet,monde etautrui.Le sujet ditpostmoderne, si on peut faire usage de ce raccourci, n’est pas le pendant du monde ni d’autrui,car il est déjà dans le monde et avecles autres de manière telle qu’il en résulte intrinsèquement affecté etconditionné. Son caractère impur et décentré, mêlé à des structures hétérogènes et au monde environnant,a été dégagé non seulement dans la déconstruction philosophique du sujet moderne, mais aussi dans les disciplines avoisinantes: la psychanalyse, l’anthropologie, l’ethnologie, la linguistique, les sciences sociales. L’expression foucaldienne «mort de l’homme»,corollaire logique d’une «mort de Dieu» qui a répandu son effet corrosif au-delà du Dieu transcendant de la théologie, pour atteindre à son tour l’homme divinisé et destiné à le remplacer dans l’idéologie humaniste de la sécularisation européenne, exprime cette coupure épistémique et ontologique de notre contemporanéité. La mort de Dieu, la mort de l’homme et la fin des métarécits sont comme les trois schibbolets d’une postmodernité qui n’a pu se reconnaître tout d’abord que négativement, comme porte de sortie de la modernité.Ce qui se profile alorscomme enjeu ici est la possibilité de penserle sujet du politiqueaudelà du «sujet» et le politiqueau-delà du «sens».