La Migration et les émotions

Entre 1999 et 2003 les Argentins ont vécu une crise économique, politique et sociale, qui a atteint son point culminant durant le Corralito en 2001. Durant cette période, le taux de chômage s'éleva à 25% et 57,5% de la population tomba en dessous du seuil de pauvreté. La fragmentation de l'...

Descripción completa

Detalles Bibliográficos
Autor: Vermot, Cécile
Tipo de recurso: tesis doctoral
Fecha de publicación:2013
País:España
Institución:Universitat Autònoma de Barcelona
Repositorio:Dipòsit Digital de Documents de la UAB
Idioma:francés
OAI Identifier:oai:ddd.uab.cat:113045
Acceso en línea:https://ddd.uab.cat/record/113045
Access Level:acceso abierto
Palabra clave:Immigrants
Identitat col·lectiva
Descripción
Sumario:Entre 1999 et 2003 les Argentins ont vécu une crise économique, politique et sociale, qui a atteint son point culminant durant le Corralito en 2001. Durant cette période, le taux de chômage s'éleva à 25% et 57,5% de la population tomba en dessous du seuil de pauvreté. La fragmentation de l'Argentine comme « communauté imaginée » a entrainé indignation, déception, frustration et incertitude ; sentiments face auxquels certains Argentins ont choisi de répondre par des actions collectives alors que d'autres ont choisi d'émigrer, principalement vers les États-Unis et l'Espagne. Cette recherche analyse les sentiments d'appartenance du genre et à la nation des immigrants Argentins à Miami et à Barcelone (1999-2003). Le phénomène migratoire est envisagé comme une « expérience émotionnelle », qui entraine des négociations, des changements d'identifications pour les individus qui peuvent être éprouvés et exprimés émotionnellement. Prendre en compte l'expression des émotions selon le genre des individus afin d'analyser le phénomène migratoire n'est pas seulement une nouvelle perspective, elle permet d'avoir une meilleur compréhension de la migration. Le choix des enquêtés a été dépendent de leur position sociale familiale, c'est-à-dire s'ils émigraient seuls ou en couple. La comparaison des deux terrains, Miami et Barcelone, à deux moments distants de trois ans dans le temps, m'a permis de tendre vers une objectivation des émotions et d'avoir une compréhension globale de leur fonctionnement au cours du processus migratoire. Cette recherche montre que l'expression des émotions par les enquêtées (espoir, culpabilité, tristesse, peur, colère, honte, amour, nostalgie), les représentations et les actions qui leurs sont liées, dépendent de la construction de la subjectivité du genre, de la temporalité et du lieu de migration.