Le travail en cours d'études, une forme spontanée d'alternance?
Dans notre système universitaire actuel, on considère que "l'étudiant idéal" est celui qui consacre tout son temps à étudier ; le travail pendant les études ayant été peu à peu considéré comme une perte de temps préjudiciable à la formation universitaire. S'inscrivant dans une pe...
| Autores: | , |
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| Tipo de recurso: | artículo |
| Fecha de publicación: | 2015 |
| País: | España |
| Institución: | Universitat Autònoma de Barcelona |
| Repositorio: | Dipòsit Digital de Documents de la UAB |
| Idioma: | francés |
| OAI Identifier: | oai:ddd.uab.cat:149331 |
| Acceso en línea: | https://ddd.uab.cat/record/149331 |
| Access Level: | acceso abierto |
| Palabra clave: | Joves Estudiants universitaris |
| Sumario: | Dans notre système universitaire actuel, on considère que "l'étudiant idéal" est celui qui consacre tout son temps à étudier ; le travail pendant les études ayant été peu à peu considéré comme une perte de temps préjudiciable à la formation universitaire. S'inscrivant dans une perspective différente, cette présentation part du principe que le travail durant les études universitaires peut représenter un système d'alternance spontanée du fait que, comme nous le montrerons par la suite, la majeure partie des étudiants qui travaillent le font dans un contexte professionnel qui est en relation avec leurs études. Les raisons de l'exercice d'une activité salariée sont néanmoins diverses, et on peut penser que les difficultés économiques des étudiants peuvent au moins partiellement motiver les étudiants à avoir un revenu. Cependant, ce cumul emploi-étude implique également, comme dans tout système d'alternance institutionnalisé, que les compétences acquises par l'étudiant proviennent de l'interaction entre ces deux types d'activités qui sont simultanées et complémentaires : étudier et travailler. Ainsi, il pourra remplir les deux exigences qui caractérisent la formation en alternance : relier la formation théorique à la pratique professionnelle et renforcer son employabilité. A cet effet, nous analyserons les différentes formes de conciliation entre études universitaires et travail, ainsi que leur rapport avec les résultats de l'insertion professionnelle post-études universitaires (Indice de qualité professionnelle) en Catalogne durant ces dix dernières années, grâce aux données de quatre enquêtes de suivi réalisées auprès de diplômés de l'Éducation supérieure, quatre ans après qu'ils aient terminé leurs études. Nous avons remarqué une augmentation du pourcentage d'étudiants qui, en parallèle à leurs études, travaillent pour la plupart à temps partiel dans un domaine lié à celles-ci, ce qui peut les rapprocher davantage des systèmes d'alternance institutionnalisés. Les insertions professionnelles les mieux réussies qui ressortent de ces enquêtes, sont celles des diplômés qui ont concilié leurs études avec un travail en rapport avec leur cursus universitaire. Ces étudiants en sont ressortis largement bénéficiaires par rapport au modèle d' « étudiant idéal » qui n'a fait qu'étudier durant son parcours universitaire. Les données utilisées proviennent d'enquêtes sur l'insertion professionnelle menées par l'Agence pour la Qualité du Système Universitaire de Catalogne, AQU Catalunya. |
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