Le chant des formes. L’écriture epigraphique, entre materialité du trace et trascendance des contenues

Opposer écriture manuscrite et écriture épigraphique n’aurait dans le contexte culturel de l’Occident médiéval pas plus de sens que d’intérêt. Si les supports varient tout autant que les contenus, les techniques de réalisation ou les procédés de lecture, c’est la même praxis graphique qui est en jeu...

Descripción completa

Detalles Bibliográficos
Autor: Debiais, Vincent
Tipo de recurso: artículo
Fecha de publicación:2013
País:España
Institución:Universidad de Alcalá (UAH)
Repositorio:e_Buah Biblioteca Digital Universidad de Alcalá
Idioma:francés
OAI Identifier:oai:ebuah.uah.es:10017/21063
Acceso en línea:http://hdl.handle.net/10017/21063
Access Level:acceso abierto
Palabra clave:Epigraphie médiévale
Iconographie médiévale
Esthétique
Sculpture romane
Moissac
Musicologie
Medieval Epigraphy
Medieval Iconography
Aesthetics
Romanesque sculpture
Musicology
Filología
Philology
Literatura
Literature
Descripción
Sumario:Opposer écriture manuscrite et écriture épigraphique n’aurait dans le contexte culturel de l’Occident médiéval pas plus de sens que d’intérêt. Si les supports varient tout autant que les contenus, les techniques de réalisation ou les procédés de lecture, c’est la même praxis graphique qui est en jeu, et sans doute bien plus encore la même culture visuelle qui s’exprime. Les variations matérielles ou textuelles sont des adaptations aux objectifs et aux circonstances de la communication écrite. À la fois texte et matière, idée et objet, l’inscription se définit, au-delà des contenus et des fonctions qu’elle partage avec d’autres productions écrites médiévales, par une étendue physique qui lui accorde une réalité objectale. La communication épigraphique expose au passant une portion d’espace inscrit, quantité d’information visuelle reçue par le spectateur/lecteur potentiel de l’inscription. Comme le manuscrit, celleci se place donc dans un premier temps dans le domaine du visuel et du sensible. Elle cherche à donner à voir avant de donner à lire, et c’est pourquoi les conditions techniques de la réalisation de l’inscription cherche à figurer dans la matière l’image d’un texte.