Cultiver l’alternative au système philo-hispanique : attraction, diffusion et appropriation du modèle vénitien dans la pensée républicaniste génoise du premier XVIIe siècle

Croiser les histoires républicaines vénitienne et génoise par le prisme de la monarchie hispanique pourrait paraître, de premier abord, bien incongru. Les deux sœurs ennemies du monde méditerranéen médiéval n’avaient-elles pas, depuis le courant du XVe siècle, construit leur fortune selon deux modèl...

Full description

Bibliographic Details
Author: Marechaux, Benoit Andre Fernand
Format: book part
Publication Date:2011
Country:España
Institution:Universidad Complutense de Madrid (UCM)
Repository:Docta Complutense
Language:French
OAI Identifier:oai:docta.ucm.es:20.500.14352/96962
Online Access:https://hdl.handle.net/20.500.14352/96962
Access Level:Open access
Keyword:Historia moderna
55 Historia
Description
Summary:Croiser les histoires républicaines vénitienne et génoise par le prisme de la monarchie hispanique pourrait paraître, de premier abord, bien incongru. Les deux sœurs ennemies du monde méditerranéen médiéval n’avaient-elles pas, depuis le courant du XVe siècle, construit leur fortune selon deux modèles profondément divergents, marqués par des relations antagonistes vis-à-vis de la couronne espagnole? Analyser dans la première moitié du XVIIe siècle les transferts culturels entre Venise et Gênes en fonction de Madrid, c’est se confronter à deux objets d’études profondément distincts, opposés, et asymétriques. Distincts, par la sphère d’influence économique qui leur était devenue propre : le monde marchand levantin d’une part, l’empire financier hispanique d’autre part. Opposés, par leur relation diplomatique et militaire avec les Habsbourg : le rival voire l’ennemi d’un côté, l’allié de l’autre. Asymétriques, enfin, par le poids de leurs structures institutionnelles et l’exercice de la souveraineté qui y était corrélé : l’école républicaine et la sensible défense des prérogatives souveraines pour la première, un faible poids de l’état pour la seconde, davantage caractérisée par l’interpénétration réticulaire de ses acteurs au sein même de la monarchie hispanique.