Trans-forme-sens : de l'iconicité en traduction

L'emprise de l'image dans la culture actuelle et la répercussion que nous avons observée dans des productions textuelles, même si l'iconographie n'est pas le propre de l'écriture alphabétique, nous ont conduit d'abord à explorer des textes contemporains où l'iconic...

Descripción completa

Detalles Bibliográficos
Autor: De Asprer Hernández, Núria
Tipo de recurso: tesis doctoral
Estado:Versión publicada
Fecha de publicación:2002
País:España
Institución:CBUC, CESCA
Repositorio:TDR. Tesis Doctorales en Red
OAI Identifier:oai:www.tdx.cat:10803/5256
Acceso en línea:http://www.tdx.cat/TDX-1209102-144657
http://hdl.handle.net/10803/5256
Access Level:acceso abierto
Palabra clave:Iconicidad
Traducción literaria
Seniosis
Ciències Humanes
8
Descripción
Sumario:L'emprise de l'image dans la culture actuelle et la répercussion que nous avons observée dans des productions textuelles, même si l'iconographie n'est pas le propre de l'écriture alphabétique, nous ont conduit d'abord à explorer des textes contemporains où l'iconicité constituait un phénomène massif. La trans-formation que l'iconique introduisait de la sorte nous a permis, d'une part de considérer la pluralité sémiotique dans le texte littéraire et d'évaluer sa répercussion sur le plan de la signification, et d'autre part elle nous a conduit à approcher les textes sous un angle nouveau et à considérer différents degrés d'iconicité dans un corpus étendu. Ceci nous a amenée à examiner des textes où l'image n'était pas manifeste et à envisager aussi une iconicité fournie par le discours. Les procédés iconiques dans le texte moderniste étant très divers, il nous a semblé convenable d'évaluer la fonction de l'iconicité et d'établir des catégories opératoires. C'est ce que nous faisons avec l'appui de la sémiotique, et tout particulièrement en examinant les différentes approches du signe et la valeur attribuée à l'icone. Étant donné le caractère dynamique de la signification, nous avons privilégié une approche sémiotique pluraliste et, notamment, la visée peircienne. <br/>Tout texte étant signe d'une incomplétude, l'écriture ne peut s'empêcher de fournir une iconicité par défaut. Aussi, identifier les traits d'iconicité, analyser les différents niveaux, ainsi que les processus qu'elle manifeste indirectement, nous semble constituer une forme idéale d'approche textuelle en vue de la traduction.<br/>Le corpus est constitué de textes en prose et de textes poétiques du XXe siècle écrits en langue française. Mais il aurait été impossible d'évaluer la fonction de l'iconicité dans la littérature contemporaine sans prendre en considération les toutes premières manifestations iconographiques. Aussi, avons-nous identifié les antécédents les plus anciens, que nous présentons dans (I.1.2.), ayant tout d'abord mis l'accent sur les origines iconiques de l'écriture (I.1.1). Le recours naturel à la pictographie par les cultures précolombiennes, égyptienne et de Mésopotamie, précédé par les peintures pariétales de la Préhistoire, que nous situons à l'origine de l'iconicité moderne, tisse un fil conducteur dans la thèse permettant d'identifier la trace d'une perte, et une tension sur le plan de la représentation. <br/>La thèse est divisée en deux parties : I. Ecriture et iconicité, et II : Propositions pour l'iconique en traduction. Nous n'entendons pas séparer l'écriture littéraire de la traduction. Il s'agit plutôt d'une division opératoire pour l'organisation du travail. La première partie est destiné à présenter l'iconicité par rapport au texte littéraire, par rapport aux théories de l'écriture et par rapport à la sémiotique. Cette partie ne porte pas explicitement sur la traduction. Or, il est toujours question de traduction, car nous entendons l'écriture comme un acte traduisant et la traduction, à son tour, comme une activité axée sur l'écriture, sur une coopération et une transformation signifiante plutôt que dans un rapport de subordination à un texte dit premier qu'elle serait destinée à reproduire. <br/> L'interprétation de l'iconique, indispensable dans la tâche traductrice, implique un processus traduisant, car l'iconique oblige à opérer un déplacement, à effectuer un passage entre deux dispositifs sémiotiques différents : image et langage. Cette traduction pluridimensionnelle se place sous le signe de la transformation. La deuxième partie de la thèse constitue précisément une mise en acte de l'ensemble des hypothèses présentées, elle esquisse les résultats d'une approche iconiciste en traduction.<br/>Le but de notre thèse n'est pas d'élaborer une méthodologie, mais de proposer une pratique de la traduction qui tienne compte de la scripturalité, de la culture actuelle de l'image, et d'une conception complexe du signe dans la mesure où les notions saussuriennes sont devenues insuffisamment complexes ou intenables. La thèse s'inscrit donc dans une actualité de la pensée du signe, du texte et de la traduction.