Évaluation de l’érosion hydrique dans le bassin versant d’Oued Aghrouz (Maroc): approche comparative entre la modélisation RUSLE et la simulation de pluie

L’érosion hydrique constitue la principale menace de dégradation des sols au Maroc en général, et dans le Rif en particulier. Cette étude évalue le risque d’érosion hydrique dans le bassin versant de l’Oued Aghrouz au moyen d’une double approche: la modélisation spatiale par l’Équation universelle r...

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Detalles Bibliográficos
Autores: Afenzar, Miloud, Abahrour, Mohamed, El Bakkari, Mohamed, Achiban, Hamid
Tipo de recurso: artículo
Estado:Versión publicada
Fecha de publicación:2026
País:España
Institución:Universidad de Sevilla (US)
Repositorio:idUS. Depósito de Investigación de la Universidad de Sevilla
OAI Identifier:oai:dnet:idus________::46dbc1983cce5af9cc14a1530fe5bf2d
Acceso en línea:https://hdl.handle.net/11441/187174
https://dx.doi.org/10.12795/rea.2026.i51
Access Level:acceso abierto
Palabra clave:Bassin versant
Érosion hydrique
Simulateour de pluie
Télédétection
SIG
RUSLE
Catchment
Water erosion
Rainfall simulator
Remote sensing
GIS
Cuenca hidrográfica
Descripción
Sumario:L’érosion hydrique constitue la principale menace de dégradation des sols au Maroc en général, et dans le Rif en particulier. Cette étude évalue le risque d’érosion hydrique dans le bassin versant de l’Oued Aghrouz au moyen d’une double approche: la modélisation spatiale par l’Équation universelle révisée des pertes en sol (RUSLE) et l’expérimentation in situ par simulation de pluie. Les résultats de la modélisation indiquent une perte moyenne de 30,6 t/ha/an, avec des maximas locaux proches de 150 t/ha/an. La plupart des surfaces étudiées souffrent de pertes de sol modérées à très fortes, en particulier les terres agricoles en forte pente ou faiblement couvertes. Les essais de simulation de pluie mettent en évidence l’impact déterminant des pratiques culturales sur le ruissellement, l’infiltration et la production sédimentaire: les parcelles labourées, notamment sur vertisols, sont les plus érosives. Les mesures de turbidité atteignent 140 g/L en automne sur ces parcelles, des valeurs supérieures à celles relevées sur d’autres types d’occupation. L’analyse comparative des deux approches montre un taux de concordance de 42,7 %, soulignant la robustesse de l’approche mixte ainsi que certaines limites liées à l’échelle d’analyse et à la variabilité des facteurs anthropiques. L’étude insiste sur le rôle des actions humaines dans l’exacerbation de l’érosion et appelle à une meilleure intégration des pratiques agricoles dans les politiques d’aménagement du territoire, assortie de mesures de conservation et de sensibilisation adaptées. Elle fournit une base solide pour la gestion durable des ressources en sols et peut être mobilisée comme référentiel dans d’autres bassins versants à risque.