Merleau-Ponty, Foucault et l’autonomie de la conscience

Nous essayerons dans ce travail d’analyser le problème du caractère conditionné ou autonome du sujet de la connaissance, en prenant comme point de départ la mise en rapport proposée par Philippe Sabot, dans un article récent, entre les thèses de Michel Foucault dans Les mots et les choses et celles...

Descripción completa

Detalles Bibliográficos
Autor: Cormick, Claudio Javier
Tipo de recurso: artículo
Estado:Versión publicada
Fecha de publicación:2016
País:Argentina
Institución:Consejo Nacional de Investigaciones Científicas y Técnicas
Repositorio:CONICET Digital (CONICET)
Idioma:francés
OAI Identifier:oai:ri.conicet.gov.ar:11336/114910
Acceso en línea:http://hdl.handle.net/11336/114910
Access Level:acceso abierto
Palabra clave:MERLEAU-PONTY
FOUCAULT
CONSCIENCE
CONDITIONNEMENT
https://purl.org/becyt/ford/6.3
https://purl.org/becyt/ford/6
Descripción
Sumario:Nous essayerons dans ce travail d’analyser le problème du caractère conditionné ou autonome du sujet de la connaissance, en prenant comme point de départ la mise en rapport proposée par Philippe Sabot, dans un article récent, entre les thèses de Michel Foucault dans Les mots et les choses et celles de Maurice Merleau-Ponty dans son cours Les sciences de l’homme et la phénoménologie. D’abord (section 1) nous reconstruirons brièvement la lecture de Sabot, selon laquelle les deux philosophes auraient accordé sur un même « diagnostic » initial sur la dualité empirico-transcen­dantale de la condition humaine, malgré les différences de leurs solutions au dilemme. Ensuite (section 2), nous rappellerons que la « dualité » des vues sur l’homme consiste, pour le phénoménologue, en la tension entre une approche à la conscience comme « autonome » ou comme « conditionnée » par son milieu, et essaierons une reconstruction de l’argument selon lequel une telle dualité ne peut pas être simplement dépassée par le biais d’une acceptation unilatérale de la deuxième thèse. Le pas suivant (section 3) sera d’analyser si c’est bien d’une telle contradiction qu’il s’agit lorsque Foucault se réfère au rapport entre l’ « empirique » et le « transcendantal » — une lecture qui a été défendue non seulement par Sabot mais aussi par d’autres lecteurs de Foucault comme Jürgen Habermas. Au contraire, nous allons argumenter que — précisément parce que Foucault parle d’une « répétition » de l’empirique au niveau du transcendantal, d’une « valeur » transcendantale donnée aux contenus empiriques — il n’y a chez l’ « archéologue » aucune adhésion à la thèse que la dualité entre ces deux vues sur la conscience concernerait la di­chotomie autonomie-conditionnement. Par ailleurs (section 4), l’archéologue n’a pas même besoin d’aborder un « dilemme » comme celui qui existe pour Merleau-Ponty, parce que, comme il le déclare dans plusieurs textes, le caractère historiquement et socialement conditionné de la conscience n’empêche pas la capacité de celle-ci à distinguer le vrai du faux.