L'usage des exemples étrangers dans les politiques de financement de la recherche: Les nanosciences et nanotechnologies en France

Cet article étudie l’influence des grands paradigmes internationaux sur les politiques de financement des nanosciences et nanotechnologies (nanoS&T) conduites en France dans les années 2000 (1999-2013). Il s’intéresse à la manière dont des exemples étrangers deviennent exemplaires (au sens d’« e...

Full description

Bibliographic Details
Authors: Louvel, Séverine, Hubert, Matthieu Pierre
Format: article
Status:Published version
Publication Date:2016
Country:Argentina
Institution:Consejo Nacional de Investigaciones Científicas y Técnicas
Repository:CONICET Digital (CONICET)
Language:French
OAI Identifier:oai:ri.conicet.gov.ar:11336/107113
Online Access:http://hdl.handle.net/11336/107113
Access Level:Open access
Keyword:POLITIQUES DE RECHERCHE ET D'INNOVATION
FINANCEMENT DE LA RECHERCHE
NANOSCIENCES ET NANOTECHNOLOGIES
EXEMPLES ÉTRANGERS
PARADIGME DACTION PUBLIQUE
RECHERCHE PUBLIQUE
https://purl.org/becyt/ford/5.4
https://purl.org/becyt/ford/5
Description
Summary:Cet article étudie l’influence des grands paradigmes internationaux sur les politiques de financement des nanosciences et nanotechnologies (nanoS&T) conduites en France dans les années 2000 (1999-2013). Il s’intéresse à la manière dont des exemples étrangers deviennent exemplaires (au sens d’« exemplar », Kuhn, 1990) au point d’être considérés comme des solutions d’action publique. À partir d’enquêtes de terrain approfondies dans le domaine des nanoS&T, l’article montre que la valeur paradigmatique des exemples étrangers provient d’un « travail d’édition » (Sahlin et Wedlin, 2008), autrement dit de décontextualisation et de recontextualisation, qui établit leur pertinence pour certaines dimensions des politiques scientifiques. Il met en évidence trois grandes modalités de ce travail d’édition – l’une qui érige un exemple en prototype d’action publique, l’autre qui recense plus systématiquement des exemples comparables pour définir un concept, la dernière qui emprunte un instrument de gestion – et en identifie les principaux acteurs lors de l’élaboration des programmes nationaux et de la création de pôles locaux d’innovation en nanoS&T.