L'industrie lithique du Moustérien final de la Grotte du Noisetier (Fréchet-Aure, Hautes-Pyrénées) dans le contexte des Pyrénées centrales françaises

Le site moustérien de la Grotte du Noisetier a livré une industrie lithique réalisée majoritairement aux dépens de matériaux locaux réputés médiocres (quartzites, lydiennes, etc.), prélevés sous forme de galets dans les formations alluviales ou le cours de la Neste qui coule à environ 145 m en contr...

Descripción completa

Detalles Bibliográficos
Autores: Mourre, Vincent, Thiébaut, Céline
Tipo de recurso: artículo
Fecha de publicación:2008
País:España
Institución:Universitat Autònoma de Barcelona
Repositorio:Dipòsit Digital de Documents de la UAB
Idioma:francés
OAI Identifier:oai:ddd.uab.cat:52496
Acceso en línea:https://ddd.uab.cat/record/52496
Access Level:acceso abierto
Palabra clave:Technologie lithique
Quartzite
Discoïde
Moustérien final
Vasconien
Tecnologia lítica
Quarsita
Discoidià
Musterià final
Vasconià
Tecnología lítica
Cuarcita
Discoide
Musteriense final
Vasconiense
Middle Palaeolithic
Discoid
Levallois
Final Mousterian
Vasconian
Descripción
Sumario:Le site moustérien de la Grotte du Noisetier a livré une industrie lithique réalisée majoritairement aux dépens de matériaux locaux réputés médiocres (quartzites, lydiennes, etc.), prélevés sous forme de galets dans les formations alluviales ou le cours de la Neste qui coule à environ 145 m en contrebas du site à l'heure actuelle. Plus rarement, des silex exogènes ont également été utilisés; les sources précises restent à déterminer mais les plus proches se trouvent à une trentaine de kilomètres à vol d'oiseau (soit une distance effective d'une cinquantaine de kilomètres en empruntant la vallée). La production est essentiellement orientée vers le débitage d'éclats, selon deux méthodes principales: le débitage Discoïde et le débitage Levallois. La mise en oeuvre de ce dernier sur les quartzites, malgré les propriétés mécaniques limitantes du matériau, mérite d'être soulignée. L'outillage sur éclat est peu abondant et peu caractérisé; il consiste essentiellement en racloirs, pointes moustériennes et denticulés. Il convient de mentionner également la présence d'un biface et d'un hachereau, permettant d'envisager une relation entre l'industrie de la Grotte du Noisetier et le faciès vasconien, défini par F. Bordes dans les années 1950 à partir d'industries de l'extrémité occidentale des Pyrénées et des Monts cantabriques.