Le travail indépendant des immigrés et sa sociologie

Dans les années 1970-1980, les premières formulations de ce que l’on a appelé la sociologie de l’entreprenariat ethnique (économies ethniques, minorités intermédiaires, économies d’enclave ethnique)1 ont mis en relief les virtualités « émancipatrices » (ou du moins, socialement bénéfiques) de l’entr...

Full description

Bibliographic Details
Author: Riesco Sanz, José Alberto
Format: book part
Publication Date:2012
Country:España
Institution:Universidad Complutense de Madrid (UCM)
Repository:Docta Complutense
Language:French
OAI Identifier:oai:docta.ucm.es:20.500.14352/45295
Online Access:https://hdl.handle.net/20.500.14352/45295
Access Level:Open access
Keyword:Salariat
Salariado
Ethnic economies
Economies ethniques
Ethnic entrepreneurship
Entreprenariat ethnique
Sociology economic
Sociologie economique
Sociologie du travail
Sociology of work.
Inmigrantes y refugiados
Minorías étnicas (Sociología)
Trabajo
5902.15 Política Social
5906.03 Minorías
Description
Summary:Dans les années 1970-1980, les premières formulations de ce que l’on a appelé la sociologie de l’entreprenariat ethnique (économies ethniques, minorités intermédiaires, économies d’enclave ethnique)1 ont mis en relief les virtualités « émancipatrices » (ou du moins, socialement bénéfiques) de l’entreprenariat et des modes d’emploi basés sur le travail indépendant. Elles ont insisté aussi sur le fait que l’entreprenariat n’était pas distribué de façon homogène au sein de la population. En effet, certains segments de population –souvent « ethniquement » et « culturellement » différenciés– manifestaient un penchant plus net que la moyenne pour le travail indépendant. On présupposait par là que la distribution et l’assignation sociale d’activités dans les sociétés capitalistes ne se faisaient pas, exclusivement, ni même principalement, par le biais des mécanismes du marché. Selon ces approches, la spécialisation de certaines populations dans les activités de travail indépendant ne pourrait pas s’expliquer à partir de la logique « économique » moderne: la dynamique « universelle », « aveugle » et « abstraite » du marché aurait imposé, à moyen terme, une présence semblable de l’entreprenariat dans tous les segments de la population. Il faudrait donc chercher les raisons de cette spécialisation dans les dimensions et dans les structures socioculturelles où la dynamique économique serait intégrée (encastrée, selon les termes de Granovetter [1985]).