Production de la ville : innovation des processus participatifs et citoyenneté urbaine Matthias Lecoq, Université de Genève et Université Autonome de Barcelone

Dans le contexte général de crise du politique qui questionne les notions de citoyenneté et de représentation, les processus de production de la ville, qui visent in fine les individus qui les habitent, présentent des développements intéressants. D’un côté, l’urbanisme innove par le biais d’initiati...

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Detalhes bibliográficos
Autor: Lecoq, Matthias
Formato: tesis doctoral
Estado:Versión publicada
Fecha de publicación:2017
País:España
Recursos:CBUC, CESCA
Repositorio:TDR. Tesis Doctorales en Red
OAI Identifier:oai:www.tdx.cat:10803/405254
Acesso em linha:http://hdl.handle.net/10803/405254
Access Level:acceso abierto
Palavra-chave:Ciutat
Ciudad
City
Participació
Participación
Participation
Ciutadania
Ciudadanía
Citizenship
Ciències Socials
3
Descrição
Resumo:Dans le contexte général de crise du politique qui questionne les notions de citoyenneté et de représentation, les processus de production de la ville, qui visent in fine les individus qui les habitent, présentent des développements intéressants. D’un côté, l’urbanisme innove par le biais d’initiatives citoyennes qui s’approprient l’espace public. De l’autre, même de manière disparate, la participation est intégrée dans les projets urbains. Cette thèse vise deux objectifs principaux. Le premier est de décrire les rôles de l’habitant dans la production de la ville, et d’observer de quelles manières ils sont pris en compte dans les processus participatifs. Le deuxième est de comprendre comment ces différents rôles impliquent une forme renouvelée de l’action politique qui définirait la production de la ville comme un espace de fabrication de la citoyenneté. A cet égard, Madrid et Genève, par leur histoire des luttes urbaines et leur dynamisme sur l’espace public, sont deux contextes pertinents pour illustrer les tendances rappelées plus haut. Par le biais d’une triangulation de techniques qualitatives, on a ainsi pu appréhender les différents rôles de l’habitant en lien avec la production de la ville en déterminant des situations citoyennes. Ces premiers résultats ont ensuite été utilisés pour mettre en place une démarche expérimentale. On a donc mis en place un projet d’urbanisme participatif qui a sollicité les différentes capacités de production des habitants. Méthodologiquement, les outils ethnographiques ont particulièrement été utilisés afin de pouvoir observer les effets de ce traitement. En se basant sur l’idéal du projet politique de la polis défendu par Arendt, on observe que l’activité productrice de ville de l’habitant est un acte politique fondateur d’une communauté. Cette activité s’exerce autour de trois principaux rôles que l’on a décrits comme des pratiques spatiales, des actes de détournement et la participation organisée. Une participation dans les projets urbains qui évolue, sous la pression de facilitateurs qui s’insèrent dans une tradition d’empowerment ou d’adovacy, et qui recentre l’action de l’habitant sur l’espace public. De cette manière, la citoyenneté se performe, devient actionnelle, et révèle les différentes spatialités de l’espace public en tant que support au développement d’une citoyenneté urbaine qui reconnait l‘action, l’intérêt général et l’égalité comme principes fondamentaux. Même s’il faut être vigilant quant à la considération de l’habitant comme agent producteur (notamment vis-à-vis de la problématique de la responsabilisation individuelle), ces résultats démontrent la possibilité d’ouverture du projet urbain vers des dynamiques politiques qui peuvent se positionner en résistance au fonctionnalisme et au néo-libéralisme urbain.