Justice et police dans l'Espagne des Lumières: le cas des 'alcaldes de barrio' de Valladolid
En relation avec la préoccupation du Despotisme Éclairé pour l'ordre public et suite à l’émeute dite d’Esquilache, en 1768 la population de Madrid a été divisée en « cuarteles » et « barrios » - quartiers. L'année suivante, un décret royal a étendu cette disposition aux villes où les Chanc...
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| Tipo de recurso: | capítulo de libro |
| Fecha de publicación: | 2017 |
| País: | España |
| Institución: | Universidad Complutense de Madrid (UCM) |
| Repositorio: | Docta Complutense |
| Idioma: | francés |
| OAI Identifier: | oai:docta.ucm.es:20.500.14352/119918 |
| Acceso en línea: | https://hdl.handle.net/20.500.14352/119918 |
| Access Level: | acceso abierto |
| Palabra clave: | 340.114 351.74 Humanidades 55 Historia |
| Sumario: | En relation avec la préoccupation du Despotisme Éclairé pour l'ordre public et suite à l’émeute dite d’Esquilache, en 1768 la population de Madrid a été divisée en « cuarteles » et « barrios » - quartiers. L'année suivante, un décret royal a étendu cette disposition aux villes où les Chancelleries et les Audiences étaient installées. Ainsi, s’établissaient à Valladolid les « alcaldes de barrio» (24 au total), élus chaque année parmi les voisins. Bien que devant prêter serment devant la Municipalité, ils étaient soumis à l'autorité des « alcaldes du crime », désormais devenus aussi « alcaldes de cuartel » (4 au total). Il va de soi que pendant l’Ancien Régime, en plus d'être les juges suprêmes en matière criminelle, les « alcaldes du crime » de la Chancellerie Royale possédaient de nombreux autres pouvoirs judiciaires et administratifs dans la ville de Valladolid, partagés avec la Municipalité et en particulier avec son « corregidor ». Surtout, ils étaient des juges de première instance pour les causes civiles et criminelles et garants de l’ordre public. La communication sera centrée sur l’analyse des « alcaldes de barrio » pendant la période 1769-1808, à travers l’exercice quotidien de leurs activités. Je porterai une attention particulière aux nouvelles relations établies, à cause de leur création, entre la justice et la police, à une époque où ces deux domaines ont progressivement commencé à se différencier. Les « alcaldes de barrio » ont été conçu comme agents de l’ordre. Mais en plus de s’occuper à la vigilance et du contrôle de leur district, ils effectuaient, pour la préservation de l’ordre public, quelques activités judiciaires dans le cadre de leur juridiction « pedánea ». De cette façon, ils faisaient les premières démarches judiciaires avant d’en rendre compte au « alcalde de cuartel ». Ils jugeaient aussi oralement les affaires mineures, souvent dérivées de conflits domestiques et de voisinage, et ils les traitaient surtout par des admonestations et la conciliation des parties. De plus, les « alcaldes de barrio » dépendaient directement des « alcaldes de cuartel » et « du crime » et ils sont devenus, grâce à leurs informations et leurs plaintes, un élément essentiel pour le développement des interventions policières et judiciaires de ces magistrats. Cette étude est basée sur la consultation des riches fonds documentaires des « salas du crime » des Archives de la Chancellerie Royal de Valladolid. Il faut souligner les « libros de fechos » où les « alcaldes de barrio » notaient, pour la connaissance des « alcaldes de cuartel » respectifs, tout ce qui se passait dans leur quartier. |
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