Observations glaciologiques (1998–2015) sur le glacier d'Infierno (Pyrénées, Espagne)

D'une surface de 7,6 ha et une altitude comprise entre 2700 et 2950 m, le glacier d'Infierno est situé dans les Pyrénées aragonaises. Il est localisé dans l'unique chaîne de montagne espagnole qui conserve des glaciers blancs. Nous présentons les données glaciologiques du glacier de l...

Descripción completa

Detalles Bibliográficos
Autor: Fernández-Jarne, Gonzalo
Tipo de recurso: artículo
Estado:Versión publicada
Fecha de publicación:2020
País:España
Institución:Universidad de Jaén
Repositorio:RUJA. Repositorio Institucional de la Producción Científica de la Universidad de Jaén
OAI Identifier:oai:ruja.ujaen.es:10953/1649
Acceso en línea:https://hdl.handle.net/10953/1649
Access Level:acceso abierto
Palabra clave:Infierno / Pyrénées / évolution glacier
Descripción
Sumario:D'une surface de 7,6 ha et une altitude comprise entre 2700 et 2950 m, le glacier d'Infierno est situé dans les Pyrénées aragonaises. Il est localisé dans l'unique chaîne de montagne espagnole qui conserve des glaciers blancs. Nous présentons les données glaciologiques du glacier de la période 1998–2015 en relation avec les facteurs météorologiques : températures, précipitations et rythmes d'accumulation nivale. Ce glacier a un comportement très variable, avec des fréquents rythmes opposés entre des années successives. Ainsi, les années de plus grand recul sont 2006, 2012 et 2015. Et, bien au contraire, dans les années 2013 et 2014 la couverture neigeuse a largement dépassé les limites du glacier. L'étude de l'accumulation nivale montre que les précipitations neigeuses printanières tardives peuvent favoriser le bilan. Elles peuvent même dépasser l'importance de celles des mois d'hiver, grâce à l'effet protecteur qu'elles exercent sur la surface de glace durant la période la plus chaude. Le glacier est sensible au réchauffement global, mais dans le haut bassin du Gállego, nous observons une faible augmentation de l'accumulation de neige tout au long des années écoulées du XXIe siècle, malgré une forte variabilité interannuelle.