Initiatives souveraines, attentisme partisan et protestation au Sahara : une année politique transitoire au Maroc.

L¿année 2010 se présentait comme une année politique transitoire entre deux cycles électoraux (2007-2009 et 2012-2015). En l¿absence d¿indices annonçant de nouvelles réformes ou la refondation du champ partisan, l¿ennui menaçait sérieusement de marquer la politique marocaine. Or, celui-ci a été trou...

ver descrição completa

Detalhes bibliográficos
Autores: Desrues, Thierry, Hernando de Larramendi, Miguel
Formato: artículo
Fecha de publicación:2011
País:España
Recursos:Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC)
Repositorio:DIGITAL.CSIC. Repositorio Institucional del CSIC
OAI Identifier:oai:digital.csic.es:10261/64191
Acesso em linha:http://hdl.handle.net/10261/64191
Access Level:acceso abierto
id ES_86304cf2d7adc17ce5bef716cf64f8be
oai_identifier_str oai:digital.csic.es:10261/64191
network_acronym_str ES
network_name_str España
repository_id_str
dc.title.none.fl_str_mv Initiatives souveraines, attentisme partisan et protestation au Sahara : une année politique transitoire au Maroc.
title Initiatives souveraines, attentisme partisan et protestation au Sahara : une année politique transitoire au Maroc.
spellingShingle Initiatives souveraines, attentisme partisan et protestation au Sahara : une année politique transitoire au Maroc.
Desrues, Thierry
title_short Initiatives souveraines, attentisme partisan et protestation au Sahara : une année politique transitoire au Maroc.
title_full Initiatives souveraines, attentisme partisan et protestation au Sahara : une année politique transitoire au Maroc.
title_fullStr Initiatives souveraines, attentisme partisan et protestation au Sahara : une année politique transitoire au Maroc.
title_full_unstemmed Initiatives souveraines, attentisme partisan et protestation au Sahara : une année politique transitoire au Maroc.
title_sort Initiatives souveraines, attentisme partisan et protestation au Sahara : une année politique transitoire au Maroc.
dc.creator.none.fl_str_mv Desrues, Thierry
Hernando de Larramendi, Miguel
author Desrues, Thierry
author_facet Desrues, Thierry
Hernando de Larramendi, Miguel
author_role author
author2 Hernando de Larramendi, Miguel
author2_role author
description L¿année 2010 se présentait comme une année politique transitoire entre deux cycles électoraux (2007-2009 et 2012-2015). En l¿absence d¿indices annonçant de nouvelles réformes ou la refondation du champ partisan, l¿ennui menaçait sérieusement de marquer la politique marocaine. Or, celui-ci a été troublé à plusieurs reprises. Dès le début de l¿année, Mohamed VI prend successivement deux initiatives. En premier lieu, le 3 janvier, il installe la Commission royale pour la régionalisation et, dans la foulée, annonce une réforme d¿envergure. Parmi les enjeux de celle-ci, la définition du futur statut des provinces sahariennes en conflit n¿est pas des moindres. La solution soumise aux négociations par les autorités marocaines passe par l¿octroi d¿une large autonomie de gestion à la région. On est donc en droit de penser que le processus de régionalisation sera différencié et qu¿il apportera un début de réponse aux attentes des populations sahraouies et des alliés du Maroc. Mais pour autant, il convient de ne pas ouvrir la « boîte de Pandore » d¿une décentralisation qui menacerait à terme la souveraineté de Rabat sur le Sahara occidental. L¿hypothèse d¿une régionalisation différenciée est renforcée par la nomination d¿Omar Azziman à la tête de la Commission. Ancien ministre délégué des droits de l¿Homme auprès du Premier ministre (1993-1995), puis de la Justice (2002-2007), il a également eu tout le loisir de s¿enquérir du fonctionnement du système autonomique asymétrique en vigueur en Espagne alors qu¿il était ambassadeur du Maroc à Madrid. Vu l¿ampleur de la tâche, la Commission n¿a pas pu rendre sa copie au mois de juin comme cela était prévu initialement. Elle a obtenu un nouveau délai et ses conclusions devraient être connues au début de l¿année 2011. Elles devraient être discutées, amendées et approuvées avant de passer aux élections en 2012. On attendra donc de connaître le projet définitif pour consacrer à la régionalisation de plus amples développements. Le lendemain de l¿installation de la Commission, le 4 janvier, le roi prend une seconde initiative en procédant à un remaniement du gouvernement d¿Abbas El Fassi. Pour la plupart des observateurs, il y a une relation causale entre les deux événements . Dans un cas comme dans l¿autre, la méthode appartient au registre de la gouvernance autoritaire inhérent à la dimension exécutive de la Monarchie promue par Mohamed VI. Quid de la « méthodologie démocratique », si chère aux partis de la Koutla ad-dimucratiya (coalition de partis regroupant l¿Istiqlal, l¿Union socialiste des forces populaires et le Parti du progrès et du socialisme) qui forment l¿ossature partisane du gouvernement ? Ce remaniement ministériel est à bien des égards porteur d¿une extension du domaine de la souveraineté du roi sur le gouvernement. On s¿attardera donc sur les motivations prêtées à l¿initiative du roi, ainsi que sur le profil des sortants et des entrants au gouvernement. Ensuite, on suivra quelques péripéties de la vie des partis politiques en revenant sur le changement à la tête du Rassemblement national des indépendants (RNI), sur les congrès du Mouvement populaire (MP) et du Parti du progrès et du socialisme (PPS) et sur les remous au sein de l¿Union socialiste des forces populaires (USFP). On s¿arrêtera sur les polémiques suscitées par le Parti de la justice et du développement (PJD) et sur sa contribution avec le Parti authenticité et modernité (PAM), son alter-ego dans l¿opposition parlementaire, à la construction d¿un clivage idéologique au sein du champ partisan. La morosité ambiante sera le prétexte à une interrogation sur le rôle joué par les partis dans la configuration gouvernementale et parlementaire actuelle. On abordera la question de l¿attentisme des partis et de ses conséquences sur leurs tensions internes.
publishDate 2011
dc.date.none.fl_str_mv 2011
2013
2013
2013
dc.type.none.fl_str_mv info:eu-repo/semantics/article
http://purl.org/coar/resource_type/c_6501
format article
dc.identifier.none.fl_str_mv http://hdl.handle.net/10261/64191
url http://hdl.handle.net/10261/64191
dc.language.none.fl_str_mv Francés
language_invalid_str_mv Francés
dc.rights.none.fl_str_mv info:eu-repo/semantics/openAccess
eu_rights_str_mv openAccess
dc.publisher.none.fl_str_mv Centre national de la recherche scientifique (France)
publisher.none.fl_str_mv Centre national de la recherche scientifique (France)
dc.source.none.fl_str_mv reponame:DIGITAL.CSIC. Repositorio Institucional del CSIC
instname:Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC)
instname_str Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC)
reponame_str DIGITAL.CSIC. Repositorio Institucional del CSIC
collection DIGITAL.CSIC. Repositorio Institucional del CSIC
repository.name.fl_str_mv
repository.mail.fl_str_mv
_version_ 1869412355743416320
spelling Initiatives souveraines, attentisme partisan et protestation au Sahara : une année politique transitoire au Maroc.Desrues, ThierryHernando de Larramendi, MiguelL¿année 2010 se présentait comme une année politique transitoire entre deux cycles électoraux (2007-2009 et 2012-2015). En l¿absence d¿indices annonçant de nouvelles réformes ou la refondation du champ partisan, l¿ennui menaçait sérieusement de marquer la politique marocaine. Or, celui-ci a été troublé à plusieurs reprises. Dès le début de l¿année, Mohamed VI prend successivement deux initiatives. En premier lieu, le 3 janvier, il installe la Commission royale pour la régionalisation et, dans la foulée, annonce une réforme d¿envergure. Parmi les enjeux de celle-ci, la définition du futur statut des provinces sahariennes en conflit n¿est pas des moindres. La solution soumise aux négociations par les autorités marocaines passe par l¿octroi d¿une large autonomie de gestion à la région. On est donc en droit de penser que le processus de régionalisation sera différencié et qu¿il apportera un début de réponse aux attentes des populations sahraouies et des alliés du Maroc. Mais pour autant, il convient de ne pas ouvrir la « boîte de Pandore » d¿une décentralisation qui menacerait à terme la souveraineté de Rabat sur le Sahara occidental. L¿hypothèse d¿une régionalisation différenciée est renforcée par la nomination d¿Omar Azziman à la tête de la Commission. Ancien ministre délégué des droits de l¿Homme auprès du Premier ministre (1993-1995), puis de la Justice (2002-2007), il a également eu tout le loisir de s¿enquérir du fonctionnement du système autonomique asymétrique en vigueur en Espagne alors qu¿il était ambassadeur du Maroc à Madrid. Vu l¿ampleur de la tâche, la Commission n¿a pas pu rendre sa copie au mois de juin comme cela était prévu initialement. Elle a obtenu un nouveau délai et ses conclusions devraient être connues au début de l¿année 2011. Elles devraient être discutées, amendées et approuvées avant de passer aux élections en 2012. On attendra donc de connaître le projet définitif pour consacrer à la régionalisation de plus amples développements. Le lendemain de l¿installation de la Commission, le 4 janvier, le roi prend une seconde initiative en procédant à un remaniement du gouvernement d¿Abbas El Fassi. Pour la plupart des observateurs, il y a une relation causale entre les deux événements . Dans un cas comme dans l¿autre, la méthode appartient au registre de la gouvernance autoritaire inhérent à la dimension exécutive de la Monarchie promue par Mohamed VI. Quid de la « méthodologie démocratique », si chère aux partis de la Koutla ad-dimucratiya (coalition de partis regroupant l¿Istiqlal, l¿Union socialiste des forces populaires et le Parti du progrès et du socialisme) qui forment l¿ossature partisane du gouvernement ? Ce remaniement ministériel est à bien des égards porteur d¿une extension du domaine de la souveraineté du roi sur le gouvernement. On s¿attardera donc sur les motivations prêtées à l¿initiative du roi, ainsi que sur le profil des sortants et des entrants au gouvernement. Ensuite, on suivra quelques péripéties de la vie des partis politiques en revenant sur le changement à la tête du Rassemblement national des indépendants (RNI), sur les congrès du Mouvement populaire (MP) et du Parti du progrès et du socialisme (PPS) et sur les remous au sein de l¿Union socialiste des forces populaires (USFP). On s¿arrêtera sur les polémiques suscitées par le Parti de la justice et du développement (PJD) et sur sa contribution avec le Parti authenticité et modernité (PAM), son alter-ego dans l¿opposition parlementaire, à la construction d¿un clivage idéologique au sein du champ partisan. La morosité ambiante sera le prétexte à une interrogation sur le rôle joué par les partis dans la configuration gouvernementale et parlementaire actuelle. On abordera la question de l¿attentisme des partis et de ses conséquences sur leurs tensions internes.Peer ReviewedCentre national de la recherche scientifique (France)2013201320112013info:eu-repo/semantics/articlehttp://purl.org/coar/resource_type/c_6501http://hdl.handle.net/10261/64191reponame:DIGITAL.CSIC. Repositorio Institucional del CSICinstname:Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC)Francésinfo:eu-repo/semantics/openAccessoai:digital.csic.es:10261/641912026-05-22T06:33:51Z
score 15,812429