L’enseignement des sciences sociales au Brésil Français, Nord-Américains et Brésiliens (1933-1945)

L’objectif de cet article est d’analyser l’institutionnalisation des premiers cours de sciences sociales au Brésil à la lumière de la circulation des professeurs étrangers et brésiliens dans le pays tout au long des années 1930. Ainsi, il s’agit de faire une étude comparative des institutions et des...

Descripción completa

Detalles Bibliográficos
Autor: Consolim, Marcia [UNIFESP]
Tipo de recurso: artículo
Estado:Versión publicada
Fecha de publicación:2023
País:Brasil
Institución:Universidade Federal de São Paulo (UNIFESP)
Repositorio:Repositório Institucional da UNIFESP
Idioma:portugués
OAI Identifier:oai:repositorio.unifesp.br:11600/69165
Acceso en línea:https://journals.openedition.org/rhsh/8024
https://repositorio.unifesp.br/handle/11600/69165
Access Level:acceso abierto
Palabra clave:Enseignement des sciences sociales
Circulation internationale des intellectuels
Transferts scientifiques
Manuels didactiques
Descripción
Sumario:L’objectif de cet article est d’analyser l’institutionnalisation des premiers cours de sciences sociales au Brésil à la lumière de la circulation des professeurs étrangers et brésiliens dans le pays tout au long des années 1930. Ainsi, il s’agit de faire une étude comparative des institutions et des cours de sciences sociales fondés dans les années 1930 dans quelques établissements d’enseignement supérieur – université de São Paulo, École libre de sociologie et de politique de São Paulo, université du District fédéral et université du Brésil1 – ainsi que des pratiques et des représentations des professeurs de ces institutions, afin d’identifier les facteurs conditionnant l’adhésion aux modèles nord-américain et français par les élites brésiliennes. L’hypothèse est que l’opposition entre la France et les États-Unis pour la domination intellectuelle en Amérique latine est homologue à la polarisation des élites dirigeantes régionales brésiliennes pour la légitimité intellectuelle dans l’enseignement supérieur national. En d’autres termes, les élites dirigeantes dominantes préfèrent les sciences sociales françaises, tandis que les dominées adoptent les références nord-américaines dans le but de légitimer leur position universitaire.