ROSENZWEIG, SCHELLING ET L’HISTOIRE: QUELQUES APERÇUS

Le rapport Rosenzweig / Schelling est le plus souvent, et à bon droit, étudié à partir de l’influence des Âges du monde sur l’écriture de l’Etoile de la rédemption. Le présent texte suggère une autre voie,  non exclusive de la première, constituée autour de la dette rosenzweigienne contractée à l’en...

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Detalles Bibliográficos
Autor: Bensussan, Gérard
Tipo de recurso: artículo
Estado:Versión publicada
Fecha de publicación:2016
País:Brasil
Institución:Universidade Federal de Goiás (UFG)
Repositorio:História Revista (Online)
Idioma:francés
OAI Identifier:oai:ojs.revistas.ufg.br:article/43381
Acceso en línea:https://revistas.ufg.br/historia/article/view/43381
Access Level:acceso abierto
Palabra clave:Absolu
christianisme
dialectique
effectivité
fin de l’histoire
fondement
Hegel
histoire
historialité
historicité
judaïsme
ontologie de l’histoire
philosophie de l’histoire
révélation
Rosenzweig
Schelling
temporalité(s).
Descripción
Sumario:Le rapport Rosenzweig / Schelling est le plus souvent, et à bon droit, étudié à partir de l’influence des Âges du monde sur l’écriture de l’Etoile de la rédemption. Le présent texte suggère une autre voie,  non exclusive de la première, constituée autour de la dette rosenzweigienne contractée à l’endroit de la pensée schellingienne de l’historicité. Cette étude retrace les contenus et les attendus de cette dette sous quatre registres : 1. L’histoire, chez Schelling, est soumise à sa disposition  comme articulation de temporalités sédimentées et coexistantes ; 2. Une véritable pensée de l’histoire peut être ainsi déterminée, très différente d’une « philosophie de l’histoire » : elle accueille l’histoire comme ce par quoi se fait connaître à l’expérience un imprépensable ; 3. Cette histoire « expériencielle » se surprend sans cesse en effectuant l’événement de ce qui ne cesse d’advenir dans sa Wirklichkeit ; 4. L’acte fondatif et inaugural de l’histoire est un mouvement que les hommes ne peuvent reconnaître comme quelque chose qu’ils auraient accompli. L’histoire avance, mais sans voir. Elle s’avance sans se voir selon un « progrès anti-historique ». Le parcours de Rosenzweig refait à sa façon ce chemin. Il va d’une conception néo-hégélienne de l’histoire universelle à l’idée d’une histoire discontinue, et même d’une méta- ou d’une extrahistoricité, c’est-à-dire d’une d’extériorité à l’histoire sans laquelle celle-ci s’aplatirait dans sa pure immanence et ne se laisserait pas penser dans sa concrétude opaque et chaotique.