Passé présent. L’antagonisme politique et la chimère d’une communauté réconciliée dans la célébration des fêtes patriotiques en Argentine (2008-2019)

Les célébrations des rituels civiques peuvent être le lieu d’une tension irréductible : en ayant pour fonction de commémorer la continuité de la Nation, et donc de certifier une forme de communauté réconciliée, ils sont aussi le moment d’expression de fractures sociales immédiates et de révision d’u...

Descripción completa

Detalles Bibliográficos
Autores: Fernández, Mariano Néstor, Cingolani, Gastón
Tipo de recurso: artículo
Estado:Versión publicada
Fecha de publicación:2022
País:Argentina
Institución:Consejo Nacional de Investigaciones Científicas y Técnicas
Repositorio:CONICET Digital (CONICET)
Idioma:francés
OAI Identifier:oai:ri.conicet.gov.ar:11336/203776
Acceso en línea:http://hdl.handle.net/11336/203776
Access Level:acceso abierto
Palabra clave:ANTAGONISME
ARGENTINE
MÉDIATISATION
MISE-EN-SCÊNE
https://purl.org/becyt/ford/5.9
https://purl.org/becyt/ford/5
Descripción
Sumario:Les célébrations des rituels civiques peuvent être le lieu d’une tension irréductible : en ayant pour fonction de commémorer la continuité de la Nation, et donc de certifier une forme de communauté réconciliée, ils sont aussi le moment d’expression de fractures sociales immédiates et de révision d’un récit de construction d’une Nation. Instances transcendantes, d’une part, moments immanents aux conflits qui marquent le fonctionnement des systèmes politiques du présent, d’autre part, et enfin, légitimation d’un projet national. Le présent article a pour but de comparer les célébrations de jour de l’Indépendance nationale argentine pendant deux gouvernements aux orientations idéologiques opposées, s’intéressant plus particulièrement à cette tension. D’une part, les deux mandats présidentiels de Cristina Fernández de Kirchner (2008-2015), une figure représentative du centre-gauche et habituellement pointée du doigt comme « populiste ». De l'autre, le gouvernement de Mauricio Macri (2015-2019), représentant des secteurs de droite et de centre droit, et auto-déclaré « anti-populiste ».